Une leçon !
Le CCSF s’est lourdement incliné hier à Panazol sur le score sans appel de 14-06 dans le match au sommet de cette troisième journée de championnat. Si le succès des haut-viennois ne souffre d’aucune contestation, il n’en demeure pas moins que l’objectivité qui me caractérise et me rend tout autant dissert dans la victoire que dans la défaite, m’oblige également à rendre compte de l’ambiance nauséabonde et particulière qui enroba ce match.
Un vent de tempête soufflait sur le Limousin, précurseur d’une fin d’après-midi chaotique. Nous arrivâmes dans la salle de Panazol vers 16H 45, ce qui nous valut une obscure remarque sur de prétendus fuseaux horaires, différents selon que l’on vive en Haute-Vienne ou en Creuse. Il est vrai qu’avec des routes accidentées, de qualité équivalente sur les deux départements, et une femme enceinte en souffrance à chaque bosse, nous pouvions nous déplacer à la vitesse de la lumière. Dix minutes nous furent ainsi octroyées pour nous préparer et nous échauffer. Ce choc se devait d’être une belle fête du sport. Peut-être touchions-nous là le haut niveau où les exigences administratives se doivent d’être respectées à la lettre. Un haut niveau que j’avais connu plus joyeux dans le passé. Bref... L’équipe du CCSF, docile se présenta fébrilement dans sa composition type. Par naïveté sans doute. La pression qui enrobe les rencontres de ce calibre était palpable. Les joueurs de Panazol semblaient particulièrement concentrés et désireux de faire valoir leur standing. L’intimidation et l’intox faisant partie du jeu, ce choc ne fit pas exception à la règle, et d’entrée de jeu, Vincent Chabroux fit étalage de ses possibilités en venant à bout en trois sets bien gérés d’un Jérémie Charvillat, désabusé, incapable de rentrer dans la rencontre. Il en alla de même pour Nicolas Rapatel, vaincu en 5 sets par un adversaire qui semblait pourtant très accessible pour le felletinois. Rémi Laberthe, motivé, parvînt à réduire le score en battant sans coup férir Didier Auclair. Mais Vincent Gouriet, qui n’avait pas eu le temps de préparer convenablement ses automatismes à la table dû baisser pavillon devant Alain Maspataud qui sera la match player de cette rencontre avec trois succès étonnant à la clef. Le chemin de croîx se poursuivit inexorablement pour une équipe du CCSF complètement hors sujet dans ce match. Julian Séraudie-Delage laminant littéralement un Mathieu Charvillat, lui aussi bien loin du niveau du match précédent face à Grand-Bourg. Le jeune espoir de Panazol ne connaîtra pas le même bonheur face à Jérémie Charvillat qui le corrigera en trois sets secs avant de s’incliner dans un non match en fin de rencontre face à l’exemplaire Didier Auclair, auteur de deux belles victoires lui aussi. Rémi Laberthe s’inclinera également dans des conditions électriques devant Julian en dépit d’un match remarquable, et d’un premier set remporté de fort belle manière. Vincent Chabroux, sûr de lui et de sa force remportera ses trois matchs en leader de son équipe. Une double satisfaction néanmoins pour les felletinois en dépit du score lourd en leur défaveur : la belle performance de Vincent Gouriet, auteur de deux des six points de son équipe, et les deux succès nets acquis à l’occasion des doubles A et B, pourtant face à des adversaires rodés à cet exercice. Preuve que le double est bien une spécialité felletinoise, car les paires noires et bleues sont invaincues depuis maintenant un bon moment. Au total, une lourde défaite sur le score de 14-06, qui prouve bien la supériorité d’une équipe de Panazol qui s’empare de la première place du championnat, et qui a fait étalage de toute son expérience sur ce match. Côté felletinois, une réaction s’impose, dans la préparation des matchs, et surtout dans la gestion des rencontres et dans l’imperméabilité face au contexte extérieur. Le manque d’expérience s’est traduit de façon dramatique sur cette rencontre. C’est peut être tout ce qui sépare un club historique comme Panazol, d’un club encore néophyte sur la scène régionale comme le CCSF. A méditer...

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